L'histoire de Mambo, chien martyr, qui mobilise l'opinion

Publié le 21 août 2009 - source *

" Un acte monstrueux. " C'est par ces mots que le maire d'Espira-de-l'Agly dans les Pyrénées-Orientales a qualifié l'acte de barbarie auquel se sont livrés deux jeunes de sa commune contre un petit chien errant. Il est un peu plus de minuit le 10 août dernier lorsque Mambo devient la victime d'un adolescent de 17 ans et de sa complice, de cinq ans son aînée. Alors que l'animal venait chercher un peu d'affection, la jeune fille l'attrape pendant que son comparse l'asperge d'essence et lui met le feu. Mambo prend la fuite à l'arrivée des secours, et ce n'est qu'au petit matin que la responsable des enquêtes sur les maltraitances auprès de la SPA finit par retrouver sa trace. On ne peut alors que constater les dégâts : 30 % du corps brûlés aux deuxième et troisième degrés.

« Dans le village, personne n'ose parler », témoigne René Goizé, un policier à la retraite dans les colonnes de L'Indépendant. Depuis, les réactions de colère se succèdent. Celle de Gérard Bile d'abord, le maire de la commune, puis celle de la SPA, dont la présidente nationale Virginie Pocq a fait le déplacement pour saluer Mambo et ses soigneurs. Enfin celle des habitants, qui finissent par briser l'omerta et laissent s'exprimer leur indignation. « Ce sont des esprits criminels qui ont fait ça. C'était un chien pas du tout agressif » , lâche une habitante.

La mobilisation ne cesse de croître autour de l'histoire de Mambo, érigé en symbole des chiens abandonnés en période estivale. Pas moins de 200 personnes étaient lundi dans le cortège formé à l'initiative de la SPA de Perpignan pour réclamer justice au nom de l'animal, toujours entre la vie et la mort.

La sécurité des villageois figurait également au nombre des revendications lors de ce défilé : une école de danse d'Espira-de-l'Agly avait déjà été la proie des flammes quelques jours avant Mambo. Une association de défense des habitants de la commune a depuis été créée.

Les tortionnaires présumés, également soupçonnés dans cette autre affaire et interpellés mercredi 19 août, étaient appelés à comparaître hier devant le parquet de Perpignan, au terme de 24 heures de garde à vue. Ils comparaîtront devant le tribunal correctionnel de Perpignan en décembre. S'ils ont reconnu les faits, ils ne les ont pas pour autant expliqué. Après tout, un tel geste est-il vraiment explicable ?

 

 

 

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